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7월 30일 on recharge les batteriesVendredi 03 Juillet 2009 - 8ème jour
P... de S... de moustiques !
Ils se sont encore bien régalés la nuit dernière.
Finalement, pourquoi marcher des heures le long de la Gambie pour essayer d'apercevoir les "hippos" ? Il suffit d'attendre !
Ce matin, face à notre campement, un de ces mammifères exerce sa distraction favorite et unique de la journée : le bain..
Du fait de leur peau extrêmemenent fragile qui ne supporte pas le soleil, ils ne sortent de l'eau que la nuit pour se nourrir d'herbe. Ils peuvent s'éloigner d'une dizaine de kilomètres puis revenir tout en mangeant vers leur cours d'eau favori.
Si ça se trouve, il s'est baladé entre nos tentes pendant que nous dormions...
On reprend le 4x4 pour une courte étape.
Nous revenons sur Tambacounda avant de nous diriger sur la Casamance.
Depuis trois jours, j'ai pris place dans la cabine du véhicule, à côté du chauffeur. Ce dernier est un fan de Youssou n'Dour le plus célèbre et le plus connu des chanteurs sénégalais. Moi aussi je l'aime bien, mais delà à passer en boucle et à fond toute la journée la cassette de son dernier concert enregistré à Bercy...
Et pourtant !...
Je vais la connaître par coeur. Je fais diversion avec quelques autres enregistrements présents dans le vide-poche de la voiture mais Youssou revient inlassablement...
Nous retrouvons la réserve du Parc National de Niokolo Koba que nous traversons d'Est en Ouest et nous stoppons quelques kilomètres plus loin vers Wassadougou dans un gîte particulièrement sympa.
Relaxe cet après-midi, nous venons d'entamer la deuxième semaine de notre circuit, un petit "break" ne va pas nous faire de mal. On va pouvoir évacuer un peu la fatigue accumulée depuis le départ.
Ce n'est pas possible !
Alors que je sommeille tranquillement dans mon hamac en bordure du fleuve Gambie que nous avons retrouvé, un hippopotame se met à grogner juste en face de moi et me tire de ma torpeur.
Pas moyen d'être tranquille ! :-)
Pendant que je me repose, un petit jeu pour patienter.
Regardez la photo de cet arbre avec ces morceaux de tissus accrochés aux branches, sauriez-vous donner une explication à cette curieuse "ornementation" ?
Réponse dans le prochain billet.
Allez, à plus ! Je dors...
Chuuut.........
Les photos de cette première partie de circuit dans l'album "de Lompoul à Wassadougou"
7월 29일 Chercheurs d'orJeudi 02 Juillet 2009 - 7ème jour
D'autres qui ont apprécié cette pluie bienfaitrice et qui l'ont fait savoir, ce sont les grenouilles : grand concert de croassements jusque très tard dans la soirée.
Pour le reste, nuit calme, sans vent ni précipitations et la température sous la tente était idéale pour un bon sommeil. Nous apprendrons par la suite que la tempête d'hier était loin d'être locale et qu'elle a concerné la plus grande partie du pays et même au-delà, causant ça et là quelques dégâts importants. Nous le constaterons d'ailleurs nous-mêmes le long de la route aujourd'hui (toitures ou palissades emportées, arbres couchés).
Indiel, village Bédik - 168 habitants dont ...32 enfants.
Le dernier né n'a quelques semaines, la doyenne, bon pied bon oeil, affiche fièrement ses 105 ans.
Le hameau est perché sur une colline rocheuse que nous escaladons sitôt pris le petit déjeuner.
Nous le visitons longuement, rencontrons ses habitants et discutons avec eux sur leur vie et leurs coutumes.
Indiel
arbre sacré et autel des sacrifices
Le temps passe, il faut quitter nos hôtes ; une partie d'entre-eux redescend avec nous et vient assister à notre départ. On s'échange quelques adresses.
Cet après-midi, nous allons peut être faire fortune avec les ... chercheurs d'or sur les berges de la Gambie aux alentours de Mako.
Pour trouver le précieux métal, deux méthodes :
- la classique : tamisage du sable de la berge
- la seconde méthode, certainement la plus pénible, consiste à rapporter au village des roches des anciennes mines d'or de la région aujourd'hui fermées. Ces pierres sont alors écrasées
et la poudre obtenue est lavée pour en récupérer les pépites.
quelques pépites visibles sur le dessus
Il ne faut pas espérer faire fortune mais certaines familles arrivent à couvrir financièrement leurs besoins avec la recette de leur prospection, des acheteurs d'or passant régulièrement dans les villages pour récupérer le métal jaune.
Bivouac en bordure du fleuve , non loin de l'endroit où nous avons pique-niqué hier. Nous repartons à la recherche des hippopotames.
Assez longue marche mais récompensée : à nouveau nous pouvons admirer quelques spécimens qui batifolent dans le cours d'eau.
Toujours aussi magique.
7월 26일 La boucle est boucléeActualité oblige, j'interromps un moment le récit de mes aventures sénégalaises pour vous parler de l'évènement du week-end à Paris, avec télé, radio et tout...
Je veux parler bien sur de l'arrivée du Tour de France cycliste.
La Grande Boucle arrivait aux Champs-Elysées.
J'aime bien aller à l'arrivée du Tour de France car le spectacle est autant sur la plus belle avenue du monde que sur les trottoirs. Cette année encore, la foule était immense, la météo étant particulièrement favorable. Comme pour toutes les étapes, pour avoir les meilleures places il faut venir de bonne heure et quand on vient de bonne heure, il faut tuer le temps comme on peut
Et pour les retardataires ou les plus petits, c'est le système "D" et la débrouille qui permettent de mieux voir le spectacle
Parfois, l'attente est un peu longue et au moment crucial, c'est à dire quand les coureurs arrivent enfin sur les Champs-Elysées, il n'y a plus personne
C'est pas grave, on regardera à la télé ce soir, si on est réveillé à temps...
La foule est toujours très cosmopolite à Paris mais encore plus à l'occasion de l'arrivée du Tour de France. Les supporters des coureurs affichent leur nationalité ou leur favori
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que le peloton arrive
Oui, il est là !
Vous savez quoi ? En tapant ce billet, je suis en train de me rendre compte que je ne sais même pas qui a gagné l'étape !
Quelqu'un peut-il me renseigner ?
7월 24일 du vent dans les toiles...Mercredi 01 Juillet 2009 - 6ème jour
On prend notre petit-déjeuner en bordure de la Gambie. Il y a des cadres moins idylliques pour démarrer une journée.
Sur la rive opposée du fleuve, cinq crocodiles se prélassent, certains la gueule ouverte.
Ont-ils déjà mangé ? Attendent-ils qu'un touriste se risque dans le cours d'eau pour le faire ?
Je vérifie : notre groupe est au complet.
Par contre, pas d'hippopotames visibles, seulement quelques traces de leur passage sur le sable de la berge.
Des singes circulent tout autour de l'hôtel, à l'affût d'une friandise ou d'un reste à chaparder et plusieurs espèces de volatiles nous offrent leur premier concert du jour.
Le safari photo reprend.
J'ai l'impression que les animaux sont moins matinaux que nous car l'agitation dans les fourrés n'est pas si dense que la veille.
J'ai oublié de vous préciser hier une autre particularité du parc Niokolo Koba par rapport à la plupart des autres réserves africaines : nous sommes ici ...
- Tiens, un chacal ! Pas encore vu jusqu'à présent...
...en forêt et la végétation au sol assez dense rend plus difficile la vision de la faune.
Nous ne verrons hélas ni lions, ni éléphants au cours de notre visite. Ces derniers ne sont d'ailleurs plus que quelques unités dans ce parc.
Nous remontons jusqu'à la sortie du parc et reprenons la N 7 en direction de Kédougou au sud du pays, non loin de la frontière guinéenne.
Pause pique-nique, toujours au bord de la Gambie.
On se dégourdit un peu les jambes en faisant une petite promenade le long du cours d'eau quand soudain, des soufflements bruyants attirent notre attention. Pas de doute, ils sont là !
On s'approche ; et soudain, on les aperçoit : six hippopotames s'ébattent et se rafraîchissent au milieu du fleuve. Il y en a deux particulièrement énormes.
Magique !
La chaleur est toujours aussi forte, autour des 40°C, mais peut être moins lourde.
Le paysage est nettement plus vert, visiblement les averses éparses ont été plus nombreuses dans la région ces derniers jours mais la pluie, la vraie, se fait toujours attendre.
Pour le bivouac de ce soir, nous sommes accueillis par des Bédik dont le village surplombe le terrain où nous montons les tentes. Comme d'habitude, nous sommes les bienvenus. Nous faisons connaissance avec quelques familles sur plusieurs générations mais la visite du village est repoussée au lendemain matin car il se fait déjà tard et le ciel semble s'assombrir dangereusement.
Des grondements de tonnerre se font entendre, de plus en plus proches.
La saison humide va-t-elle réellement débuter ce soir ?
Le chef du village, un ancien qui en a vu d'autres, est formel : il ne pleut que rarement la nuit. Un autre, plus jeune, nous parle de lune défavorable. Pour lui, il faut encore attendre quelques jours avant la pluie.
Pendant l'apéro (et oui, une bouteille de pastis nous accompagne tout le long de ce voyage...), alors que la nuit tombe, le ciel devient vraiment très sombre et prend à l'horizon une couleur orangée qui nous inquiète tous.
On commence à renforcer les tentes.
De plus en plus sombre et orangé.
La table et les couverts qui avaient été dressés au sol sont mis à l'abri précipitamment.
Et soudain, une tempête de... vent s'abat, violente.
Comme le roseau de la fable, les tentes plient mais ne rompent pas, enfin... presque. Certaines se retrouvent aplaties au sol comme des crêpes puis reviennent à une position plus correcte.
Nous nous réfugions dans le 4 x 4.
Au bout d'un quart d'heure, le vent cesse aussi subitement qu'il a commencé.
Avec le concours des habitants du village, les tentes sont remises d'aplomb, leurs attaches renforcées, au cas où... cette nuit....
Quand la pluie se met à tomber, les six aventuriers que nous sommes (si, si...) retournent précipitamment dans le 4x4.
Ca dure un peu, on dîne à bord : épique !
Quelques villageois trop heureux de ce don du ciel qui s'abat et peut être aussi un peu amusés par l'attitude des toubabs devant les éléments déchainés, restent dehors à observer la scène.
L'accalmie est là, on regagne nos tentes.
Il est 20h 45.
La nuit sera-t-elle agitée ?
7월 23일 nuit blanche et journée verteMardi 30 Juin 2009 - 5ème jour
J'ai eu beau le chercher toute la nuit, impossible de le trouver... le sommeil.
La chaleur moite qui régnait dans la tente y est sûrement pour beaucoup. Il y avait bien la possibilité de dormir à la belle étoile ou du moins de laisser la tente grande ouverte mais je n'ai pas voulu encourager la venue d'éventuelles hôtes nocturnes. Je veux parler bien sûr des insectes et autres bestioles rampantes ou sur pattes.
J'ai donc écouté "la nuit".
Et il s'en passe des choses la nuit dans la campagne sénégalaise, pas un instant de silence.
Par exemple, je peux vous l'affirmer, la vie nocturne des ânes (nombreux dans cette région) est très agitée . Les braiments puissants et il faut bien le dire pas très harmonieux n'ont pas cessé un seul instant.
Ils ne doivent dormir que la journée, ce n'est pas possible.
Autre animal bruyant et énervant au plus haut point, le moustique.
Il n'y en n'avait qu'un seul enfermé avec moi mais que c'est agaçant... bzz.....bzz.... une baffe ! bzz... bzz... Mince, loupé !
Finalement il s'est arrêté que lorsqu'il a été ...repu.
Au petit matin, les gazouillis des différents oiseaux furent nettement plus agréables à écouter.
Comment être en forme après une nuit blanche ?
Facile ! Nous commençons déjà par rendre une petite visite aux villageois voisins de notre campement. Comme d'habitude, l'accueil est chaleureux.
Ensuite, rien ne vaut un petit arrêt à un marché local, en l'occurrence celui de Tambacounda ce matin.
Que du bonheur ! (selon l'expression favorite de notre chauffeur/cuisinier).
Par contre, pour le Centre de Formation Artisanal avec ses nombreux magasins, je m'assieds dans un coin à l'ombre et j'attends tranquillement que la visite se passe. Comme ça dure un peu (!), je discute un peu "foot" avec quelques exposants. La victoire de l'équipe sénégalaise sur la France à la Coupe du Monde 2002 est encore dans toutes les mémoires ici ! C'est bizarre, en France, on l'a vite oubliée ... !
Le Parc National du Niokolo Koba a été créé en 1954 et classé par l'UNESCO en 1981. Les 913 000 hectares de la réserve sont inhabités et protégés. Il comprend 800 km de piste plus ou moins praticables selon la saison.
Ce parc est beaucoup moins fréquenté (3 500 visiteurs par an environ) que ses cousins kényans, tanzaniens ou namibiens pour de nombreuses raisons difficiles à résumer ici. Sachez quand même que depuis son ouverture, les problèmes de braconnage, d'accès difficile et même de gestion se sont succédés.
La faune y est également moins riche et moins variée qu'ailleurs.
Cette faible fréquentation présente cependant un avantage certain : les animaux, moins habitués aux manèges des véhicules de tourisme et à la présence des hommes, ont conservé leur caractère sauvage. Ils ne viennent pas autour des voitures comme si les visiteurs n'existaient pas mais s'enfuient au moindre bruit, à la moindre vue d'une automobile.
Tant pis pour les photographes, tant mieux pour la nature.
Nous commençons notre partie de cache-cache avec les phacochères, puis ce sont les singes-verts qui jouent avec nous, les gazelles, les babouins, les pintades sauvages, etc...
On y passe l'après-midi.
Au bord du fleuve Gambie, un petit hôtel nous attend au coeur du parc.
Demain matin, on reprend nos observations.
7월 22일 Sénégal : quelques photos insolitesexplicite artiste sur l'île de Gorée
Marchand de souvenirs - embarcadère pour l'île de Gorée
7,5 € Jeu de petits chevaux
version "football"
A l'entrée de beaucoup de villages dans le Sud du pays
L'école est gratuite au Sénégal, mais pas obligatoire
ça roule
boutiques pour faire ses courses
sage devise pub dans un marché
sur un mur
7월 21일 au salon agricole localLundi 29 Juin 2009 - 4ème jour
Au petit matin, quelques visiteuses inattendues ont envahi notre camp.
Ce sont des biquettes du village qui viennent nous saluer à leur façon. Il faut préciser que dès les premières lueurs du jour, les habitants s'activent auprès de leurs troupeaux profitant des derniers instants de fraîcheur avant que le soleil ne commence à faire grimper la température de manière vertigineuse.
La journée s'annonce encore torride.
Nous continuons notre route vers l'Est du pays, en direction du Parc National du Niokolo Koba que nous rejoindrons en deux jours.
Nous traversons la ville de Touba.
Quelques mots sur cette agglomération qui explose démographiquement depuis quelques années (+ de 500 000 habitants aujourd'hui) et qui risque de devenir rapidement la 2ème ou 3ème ville du Pays.
Touba a été fondée en 1885 par Amadou Bamba, fils d'un grand marabout. C'est la capitale de la confrérie musulmane des Mourides et le pèlerinage annuel qui s'y déroule (le magal) attire une foule immense. La grande mosquée de la ville, inaugurée en 1963, est pourvue de quatre minarets de 66 mètres de hauteur et d'un cinquième qui dépasse les 86 mètres. Visible à 10 km à la ronde, l'édifice est décoré de marbre rare et le sol couvert de tapis précieux.
Touba se distingue par une autre particularité : il y est strictement interdit de fumer.
Interdiction de fumer mais également interdiction de laisser apparaître le moindre paquet de cigarettes dépassant d'une poche sous peine d'amende très sévère. Les quelques fumeurs de notre groupe dissimulent donc les articles concernés à l'entrée de la ville.
Le marché aux bestiaux de Mbar est hebdomadaire et se déroule le lundi.
Mais ! Nous sommes lundi ! On ne peut manquer cela, on y va.
Ce n'est pas Otavalo (Equateur) mais quand même. On s'y promène en savourant le spectacle haut en couleur au milieu des bêlements, meuglements, hennissements et autres braiements.
Les routes sénégalaises sont de qualité très inégale. Celle d'aujourd'hui, en pleine réfection, nous oblige à circuler le plus souvent sur une piste de terre parallèle, cahaoteuse et poussiéreuse au maximum. Sur certaines portions, nous roulons dans un véritable brouillard rouge. Des panneaux signalétiques en bordure exigent d'ailleurs l'allumage des phares aux véhicules, c'est dire !
Bivouac dans la campagne ce soir, à côté d'un petit village et d'un robinet d'eau dont le mince filet devrait nous permettre de retrouver notre couleur de peau d'origine.
7월 20일 Histoire d'eauDimanche 28 Juin 2009 - 3ème jour
Le contraste est saisissant.
A peine quitté le désert de Lompoul que nous voici entourés d'eau et de végétation exubérante.
En continuant toujours vers le Nord, nous sommes arrivés au lac de Guiers, immense plan d'eau alimenté par le fleuve Sénégal et qui constitue la principale réserve d'eau douce du pays.
Très poissonneux, il est bordé de quelques villages de pêcheurs. Il peine à nous rafraîchir un peu tant la chaleur est forte et lourde. On doit friser les 40°C.
Nous stoppons notre progression vers le Nord car la frontière mauritanienne est toute proche. Nous redescendons par Louga puis obliquons vers le Sud-est, direction Touba.
Retour dans la savane.
La saison des pluies se fait attendre, déjà 15 jours de retard cette année, Elle est attendue avec impatience par tous.
- Par les hommes d'abord qui, dans la brousse, retournent la terre et ensemencent le sol de millet et d'arachide (la principale ressource agricole du pays). Une fois en place, les graines n'attendent plus que la pluie pour éclore .
- Par les animaux aussi, nous sommes dans une région d'élevage. Les troupeaux de zébus et de chèvres sont nombreux et parfois immenses. Guidés par les nomades Peuls, ils se déplacent habituellement en suivant la zone de pluie. Malheureusement, compte tenu du retard de celle-ci, le sol est toujours aride et désert : aucune nourriture ou presque pour ces troupeaux.
La maigreur des bêtes est effrayante, certaines ne résistent pas et servent de festin aux vautours ... dodus, eux !
- Par la végétation enfin.
Huit jours de pluie et la brousse va se transformer spectaculairement en un pâturage abondant et nourrissant. Quelques petites averses annonciatrices de la saison sont tombées ces derniers jours, suffisantes pour laisser apparaître une légère toison verte qui n'attend que les prochaines giboulées pour se développer.
L'eau, l'eau, l'eau.
L'eau, c'est la vie, encore plus dans certains pays que dans d'autres.
En fin d'après-midi, nous sommes invités dans un village Peul et faisons connaissance avec plusieurs familles.
Au fil des discussions, nous en apprenons un peu plus sur leurs coutumes, leurs traditions, leur mode de vie.
Etonnant ! Un autre monde.
7월 18일 Sénégal : du sel et du sable Samedi 27 juin 2009 - 2ème journée (2ème partie)
Quarante kilomètres seulement nous séparent du lac Retba mais il nous faut 1h 30 pour les parcourir. La route est très mauvaise et la circulation infernale.
Le spectacle est dans la rue.
Nous longeons des boutiques de tous les corps de métier se rapportant à l'automobile : pneus, moteurs, suspensions, amortisseurs, pièces détachées... mais aussi des marchés. C'est la pleine saison des mangues, il y a des étals sur des kilomètres et des kilomètres qui ne proposent pratiquement que ce fruit. La foule multicolore grouille de partout.
Vive les embouteillages.
Le lac Retba est plus connu sous le nom de lac Rose et a été rendu célèbre par les arrivées du rallye Paris-Dakar pendant plusieurs années. Sa forte teneur en sel (400g/l), sa faible profondeur (moins de 3m), la présence d'algues microscopiques lui donnent cette couleur rose si caractéristique dont l'intensité varie selon l'heure et la position du soleil dans la journée.
Quand nous arrivons, le soleil est à son zénith. Vu du sol, le lac nous paraît avoir une couleur "normale", ni rose, ni mauve. Ce n'est pas la bonne heure pour admirer ce phénomène.
Depuis les années 70, l'exploitation du sel du lac Rose représente une activité essentielle et fait vivre plus de 2 000 personnes des villages avoisinants. Les tas, identifiés par chaque récoltant, s'élèvent le long de la berge.
Les hommes cassent la croûte de sel du fond du plan d'eau avec un "djodj" (pic), chargent le précieux élément sur des barges plates puis le ramènent jusqu'au rivage.
Le sel est alors transvasé dans des bassines que les femmes transportent jusqu'au lieu de séchage.
Travail dur et harassant.
On continue plein Nord, sur une piste de terre ocre et poussiéreuse d'abord, puis sur le macadam.
Lompoul-sur-Mer, sa plage, son marché, sa pêche artisanale. Vous connaissez ? Non ? On y va !
La circulation est complètement bloquée par le marché qui se déroule sur la route.
Les villageois vendent leur production de carottes, choux, tomates,... les camions chargent, les clients et les badauds ont envahi la chaussée qui est réduite de moitié mais sur laquelle la circulation continue à se faire dans les deux sens.
Inextricable et cacophonique à souhait. J'adore.
Les centaines de barques multicolores et joliment décorées sont alignées sur la plage. Sous le soleil déclinant, le spectacle est magnifique.
Les pêcheurs sont déjà rentrés et ont déchargé leur marchandise.
Le marché aux poissons attenant est assez particulier.
Tous les poissons dont la fraîcheur commence à laisser à désirer, voire en début de décomposition sont stockés là sur des tables en plein soleil pendant 15 jours.
Puis le nouveau produit déshydraté est remis sur le marché sous forme de poissons séchés. L'odeur qui se dégage de ce lieu est à la hauteur de cette transformation.
Il est tout petit (18 km2) mais il est mignon et ses dunes sont finalement assez spectaculaires.
C'est surtout le seul du Sénégal, nous ne pouvions pas ne pas nous y arrêter.
Le désert de sable de Lompoul nous accueille pour la nuit.
Un régal !
Niché aux creux des dunes, le campement nous attend
Qu'est-ce qu'on dort bien dans le désert !
Nuit paisible à peine perturbée par Eole qui avait décidé de faire claquer la tente assez violemment pendant une partie de la nuit et par une petite averse inattendue.
(photos de cette 2ème journée dans l'album Sénégal - du sel et du sable) 7월 16일 Ile de Gorée : un lourd passéSamedi 27 juin 2009 - 2ème journée (1ère partie)
Réveil à 5h 45.
Nous sommes à nouveau très matinaux car nous aimerions pouvoir prendre la première navette pour rejoindre l'île de Gorée. La distance qui nous sépare de l'embarcadère n'est pas très grande mais visiblement et malgré que nous soyons samedi , notre guide se méfie des embouteillages de Dakar.
Nous arrivons à l'heure.
Située à 2 km au large de Dakar, longue de 900 m et large de 300 m, l'île de Gorée fu t découverte par les Portugais en 1444 puis successivement occupée par les Hollandais (1588) et les Français (1677).
L'île est mondialement connue pour avoir été pendant trois siècles le lieu d'emprisonnement et de traite de 15 à 20 millions d'esclaves.
La visite de la Maison des Esclaves est très émouvante.
Les lieux ont été entièrement restaurés en 1990. Lors de la visite, il se dégage encore une atmosphère lourde et pesante. Les drames et les souffrances qui se sont déroulés dans cette maison sont encore présents. Faut il rappeler que ce commerce d'êtres humains ne prit fin qu'en 1848.
A leur arrivée, les esclaves (hommes, femmes et enfants) étaient pesés puis séparés par sexe
Les récalcitrants étaient entassés et enfermés dans une étroite cellule, les plus malingres et les plus faibles étaient "gavés" de haricots dans cette pièce pour leur faire prendre du poids et augmenter ainsi leur valeur marchande.
Une seule issue pour tous ces gens, cette porte derrière laquelle s'amaraient les bâteaux qui les emportaient pour un voyage sans retour.
Beaucoup d'artistes ont, aujourd'hui, élu domicile sur l'île de Gorée et je dois reconnaître que leur travail mérite l'attention du visiteur.
Il y a des talents indéniables parmi eux.
Déambuler dans les rues de l'île où les voitures sont interdites est un vrai régal.
Les maisons coloniales du XVIIIème siècle aux facades colorées, les ruelles étroites et magnifiquement fleuries, les portails des maisons finement travaillés font de ce lieu un plaisir pour les yeux.
Toutes les photos dans l'album "Ile de Gorée (Sénégal)"
7월 15일 Retard sur le Paris-DakarVendredi 26 Juin 2009 - 1er jour
Comme prévu, lever matinal, très matinal : 3h 30.
Comme prévu, pas beaucoup dormi : la crainte de rater l'heure malgré le radio-réveil enclenché. Un grand classique chez moi.
Comme prévu, périphérique parisien pratiquement désert (le bonheur !)
Par contre, ce qui n'était pas prévu, c'est le retard affiché à Orly pour le vol vers Dakar : 2h 30.
Finalement il se montera à 3h 45 !
J'aime bien l'ambiance et le spectacle dans les aéroports, mais là !
En 6 heures de présence, je pourrais presque vous donner le nombre de boutiques, leurs horaires d'ouverture, les prix des articles vendus, tous les titres des journaux et revues en vente, le nombre de sièges dans les halls d'attente... Non, je plaisante, je n'ai pas compté, mais j'aurais largement eu le temps de le faire...
Enfin, à 11h 15 (au lieu de 7h 30) le 747 s'arrache du sol.
Dur le métier de vacancier.
Dakar - 30° - Beau temps, un peu lourd.
Lors d'un précédent débarquement dans la capitale sénégalaise en 1998, j'avais souvenir de problèmes pour la récupération des bagages. Onze ans plus tard, mêmes difficultés : le minuscule tapis roulant qui reçoit les sacs et valises de 500 passagers est complètement engorgé car la majorité des voyageurs est encore coincée devant les trois guichets de la police des frontières. Ajoutez à cela un contrôle parfois un peu tatillon (quelle adresse au Sénégal mentionner quand vous partez en circuit/bivouacs ?) et vous avez l'origine des deux heures nécessaires pour rassembler les six personnes de notre groupe.
Tous ces retards cumulés font que l'après-midi est déjà pas mal avancé quand nous nous installons dans le 4x4 qui va nous véhiculer pendant 15 jours. Le programme initialement prévu s'en trouve chamboulé.
Le guide/accompagnateur qui nous accueille ne s'inquiète pas. Il a un plan B prévu et si nécessaire un plan C, D, E... jusqu'à Z si besoin.
Pour l'instant, piscine à l'hôtel pour se détendre et se remettre du voyage.
7월 11일 Le toubab est de retourOui, depuis la nuit dernière, je suis de retour en France.
C'est dur, très dur.
Si le corps est bien rentré, l'esprit est encore là-bas, au Sénégal.
Un pays merveilleux aux habitants chaleureux, aux paysages variés et magnifiques et que l'on quitte difficilement.
Le temps de retrouver mes esprits et de me réhabituer à la vie parisienne et je vous raconte tout cà, comme promis.
En attendant et pour patienter, un petit "ouatisit" rapporté dans mes bagages.
Sauriez vous dire ce que sont ces objets et leur utilité ?
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