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10월 30일 Hors des sentiers battus10ème journée : en 4 x 4 (05 oct 08)
Peut-être l'avez-vous deviné en lisant les billets précédents, ma femme et moi ne sommes pas très "plage". Aussi, pas question de rester allongés toute la journée sur le sable brûlant pendant cette journée libre de toute visite ou activité. Nous décidons de louer un 4x4 (avec chauffeur) et de partir explorer Bali en dehors des circuits classiques.
Premier arrêt à Pejaten, un petit village dont la spécialité est la fabrication de tuiles.
Plusieurs familles se sont spécialisées dans ce travail qui demeure hautement artisanal comme vous allez pouvoir en juger. Aucune chaîne de production, aucune automatisation, chaque tuile est fabriquée une à une par une personne qui réussit à confectionner 300 unités par jour.
Le bloc de terre est d'abord découpé en quartiers puis chacun est déposé dans un moule et pressé pour lui donner la forme de la tuile .
Une période séchage d'une journée est alors nécessaire avant la cuisson
(12 heures) dans un four chauffé avec les écorces de noix de coco.
On poursuit au milieu des rizières.
Je crois que je ne me lasserai jamais de ces paysages uniques
Au détour d'un chemin, un petit temple perdu au milieu de la campagne, mais quel temple ! Un petit bijou.
Le temps passe très vite et déjà l'heure de déjeuner.
Notre chauffeur nous a prévu une pause, en bordure de mer, dans un petit restaurant où nous sommes les seuls clients. Le couple qui nous attend est aux petits soins pour nous.
Et on poursuit ainsi jusqu'en fin d'après-midi, dans des endroits magiques, au milieu des cocotiers, des cacaotiers, des rizières, dans les champs, le long de l'océan...
Elle n'est pas belle la vie ?
(Toutes les photos de cette dixième journée dans l'album "Indonésie 10ème jour")
10월 29일 un expressoCe charmant petit mammifère est une civette (luwak en indonésien) et s'il semble dormir paisiblement dans sa cage c'est peut-être qu'il est en pleine digestion,
car la civette indonésienne a un gros défaut, elle est très gourmande de cerises de café et elle sait choisir les meilleures sur le caféier, à s'en gaver
Chacun ses petites faiblesses me direz-vous ! D'accord, mais le problème pour elle, c'est qu'elle ne les digère pas et on les retrouve en abondance dans... ses excréments.
(notre récent ouatisit indonésien
Et bien figurez-vous que les dits excréments sont précieusement récupérés, séchés puis... lavés, torréfiés et réduits en poudre.
Ils produisent paraît-il l'un des meilleurs expresso au monde. Je vous donne les qualificatifs employés pour décrire son arôme : suave, musqué, acidulé avec des flaveurs de chocolat et de caramel.
Je n'y ai pas goûté
Mode d'emploi :
Quelques chiffres pour terminer :
- production annuelle : 200 kg environ
- prix au kilogramme : 300 à 400 euros .
- lieu de production : Est de l'Indonésie
Allez, je vous en offre un kopi luwak !
10월 28일 A la découverte des richesses balinaises9ème journée : temple de Besakih, Kertagosa et danse de Barong (04 oct 08)
Avant de nous rendre au temple de Besakih, nous avons deux rendez-vous.
Le premier, c'est chez l'habitant afin de découvrir la maison traditionnelle balinaise. Celle-ci est entourée par un haut mur percé d'une porte d'accès assez étroite. A l'intérieur, chaque famille dispose d'un temple familial, de diverses dépendances et d'un grenier à céréales surélevé afin de protéger son contenu de l'humidité et des éventuels rongeurs attirés par une manne facile.
grenier à céréales chambre extérieure cuisine
Le second rendez-vous est programmé dans un petit théâtre où nous devons assister à une représentation de la danse du Barong, une créature moitié chien moitié lion. Nous sommes un peu curieux de découvrir ce spectacle car nous avons encore tous en mémoire la danse javanaise vue il y a quelques jours et qui avait eu du mal, il faut bien le dire, à retenir notre attention.
Alors que la représentation n'a pas encore commencé, je vois le préposé à la buvette, à gauche de la salle, qui nous abandonne en s'endormant profondément. Aïe ! Aïe ! Aïe ! Mauvais présage. Et bien non, la danse du Barong, vivante et colorée, retient toute notre attention et notre intérêt. Mauvaise langue que je suis !
Perché à 1 000 m d'altitude sur les pentes du volcan Gunung Anung, le temple de Besakih.
Un mot sur ce volcan (3 142 m) pour dire que sa dernière éruption date de 1963 et que son sommet est rarement visible du sol du fait de la brume qui l'entoure très souvent. C'est le cas aujourd'hui.
Le temple de Besakih est en fait un ensemble de vingt-trois sanctuaires répartis sur sept terrasses. C'est le temple le plus grand, le plus important et le plus sacré de Bali. Malheureusement pour nous, l'accès aux différents sanctuaires est interdit aux touristes et nous devons nous contenter de les admirer que de l'extérieur. Malgré cela la visite est des plus intéressante et comme nous sommes sur place un jour où les processions religieuses y sont très nombreuses, nous pouvons ainsi découvrir un peu mieux certains aspects de la religion hindoue.
Près de Semarapura (ancienne Klungkung) nous découvrons l'ancien palais de justice Kertagosa datant du XVIIIème siècle. Un petit joyau (les peintures des plafonds !...) entouré d'un jardin magnifique.
Des plafonds somptueux
Pour terminer, je ne résiste pas à l'envie de vous montrer la vue que nous avions ce midi lorsque nous avons déjeuné sur la terrasse d'un restaurant. Je pense que c'est ce qu'on doit qualifier dans les dépliants de "vue imprenable".
Epoustouflant !
J'aurais bien oublié le repas pour rester assis à contempler.
(Toutes les photos de cette neuvième journée dans l'album "Indonésie 9ème jour") 10월 27일 si proche et si différente... 8ème journée : adieu Java, bonjour Bali (03 oct 08)
Nous embarquons sur le ferry en début de matinée.
Le petit bras de mer qui sépare les deux îles est très étroit (4 miles marins soit un peu plus de 7 km) et il faut à peine une demi-heure pour le franchir. Le soleil et la chaleur sont toujours de la partie.
Curieusement, malgré cette proximité, Bali n'est pas à la même heure que Java, nous devons avancer nos montres d'une heure.
D'une superficie de 5 637 km2 (120 km sur 80 km) Bali compte un peu plus de 3 millions d'habitants. Sa grande singularité par rapport au reste de l'Indonésie est d'ordre religieuse : les Balinais sont de religon hindoue à plus de 90%. En ville ou dans les campagnes, des signes extérieurs le révèlent.
autel pour offrande dépose d'offrande procession religieuse
dans une rizière devant une maison
Mais Bali a une autre particularité et celle-là est consternante : Bali est devenue une "usine à tourisme".
Le tourisme de masse (essentiellement occidental) qui s'y est développé a défiguré une partie de son littoral. Les hôtels "pied dans l'eau" y sont légion ( les constructions son limitées à 4 étages dans toute l'île, quelle chance , sinon...) et les commerces qui les accompagnent (bars-restos-souvenirs) bâtis les uns sur les autres. Inutile de préciser que dans ces lieux, on a plus l'impression d'être sur la Côte d'Azur qu'en Indonésie. L'horreur ! (à mon goût)
une plage privée
Heureusement, Bali a autre chose à offrir dès qu'on s'éloigne un peu de ces zones (ce que peu de touristes font).
Dès qu'on pénètre à l'intérieur de l'île, on découvre la "vraie Bali"
avec ses rizières
son histoire
Le temple Pura Besakih
et ses traditions
Le Kecak (danse typiquement balinaise)
Partons à sa découverte.
(Toutes les photos de cette huitième journée dans l'album "Indonésie 8ème jour")
10월 24일 "ouatisit" indonésienAvant de poursuivre notre périple à Bali, une petite devinette : de quoi
s'agit-il ? Quelle est son utilisation ?
Un indice pour vous aider : spécialité indonésienne qui concerne les plaisirs de la table.
N'hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires de ce billet.
Réponse dans un prochain article.
10월 23일 du soufre et des souffrances7ème journée : le volcan Kawa Ijen (02 oct 08)
Une route étroite et chaotique nous amène jusqu'au dernier parking avant la montée finale du Kawa Ijen.
Reste trois kilomètres à effectuer à pied sur un chemin terreux à la pente prononcée : sur cette distance, on passe quand même de 1 750 m à 2 148 m. Nous sommes dans la forêt et rien ne laisse présager de ce qui nous attend au sommet.
Pour l'instant, ça transpire dur. Mais où sont les jambes de mes 20 ans ?
On croise quelques radonneurs qui redescendent et nous encouragent : "Plus qu'une demi-heure !" - "Plus loin, c'est moins raide !" ...
Aucun repère pour nous indiquer si nous approchons du but, sauf ce panneau à l'approximation inquiétante
Une petite pause et on continue.
Subitement, une forte odeur de soufre nous prend à la gorge, des gens que nous rencontrons portent encore un masque de tissu sur le nez, nous ne devons plus être loin du cratère.
Et puis soudain, au détour d'un dernier virage, ça :
Extase ! Nos efforts sont récompensés.
Le lac turquoise se couvre et se dégage de fumée sulfureuse au gré du vent tourbillonnant. On contourne en partie la bordure escarpée du volcan pour essayer de découvrir d'où provient cette colonne de fumée qui remonte des entrailles de la terre.
Là encore, la vision est extraordinaire.
Les forçats du travail existent toujours.
Peut-être vous souvenez-vous avoir vu à la télévision un reportage sur ces hommes qui retirent des plaques de soufre d'un cratère fumant, les remontent sur leurs épaules dans deux paniers d'osier et les transportent, toujours de la même manière, jusqu'à la base du volcan où elles sont alors prises en charge par des engins motorisés. Ces forçats sont ici.
Nous pouvons les voir remonter leur fardeau depuis le fond du cratère, le dos déformé par la charge qu'ils déplacent. Malgré cet effort surhumain, ils sont souriants, plaisantent avec les touristes présents et arrondissent leur fin de mois en proposant à ces derniers quelques objets sculptés dans la matière jaune qu'ils ont récoltée. Il faut savoir qu'ils touchent un salaire de misère pour ce travail hors norme.
Petit à petit, au fur et à mesure de l'expérience acquise et en fonction de leur âge (certains commencent très tôt ce travail) le poids de leur charge augmente jusqu'à atteindre 70 à 80 kg par voyage. Le soufre est très dense et ce poids représente un volume relativement réduit.
Pesé devant nous, un de ces chargements accusait 76 kg sur la balance !
Physiquement, les épaules de ces hommes portent les séquelles indélébiles de ces efforts, je n'ose imaginer l'état de leur colonne vertébrale et de leurs poumons (ils travaillent sans masque dans le cratère).
Et si je vous disais que dans la descente vers la vallée ils courent avec leurs paniers en blaguant entre eux !
Nous sommes à la fois admiratifs et compatissants.
Nous voici arrivés à l'extrême Est de Java, plus précisément à Kétapang.
En face de nous, à quelques centaines de mètres, l'île de Bali que nous rejoindrons demain.
de l'autre côté, Bali
(Toutes les photos de cette septième journée dans l'album "Indonésie 7ème jour") 10월 22일 Bouffées de chaleur6ème journée : le mont Bromo (01 oct 08)
3h 30 du matin - Driiing !!!
Le téléphone nous surprend en plein sommeil. Non, ce n'est pas une erreur, il faut se lever. (la grasse matinée annoncée hier, c'était une blague ...
Que je vous explique la situation :
Comme je vous l'ai indiqué dans le billet précédent, nous sommes logés à Tosari, petit hameau accroché à la paroi du mont Bromo un volcan actif (2 329 m). Un peu plus loin, tout aussi actif, son voisin le mont Semeru (3 676 m) et pour voir un des plus beaux spectacles que la nature puisse nous offrir c'est à dire un lever de soleil sur ces deux volcans, il fallait se sortir du lit. Ce qui est fait. Très honnêtement, me lever à cette heure matinale pour ce motif, ça ne me dérange pas du tout.
En 4 x 4 puis à pied, nous arrivons en haut d'une colline qui surplombe le Bromo. Les premières lueurs du jour apparaissent.
Nous sommes bouche bée. Quel spectacle !
Si le mont Semeru en impose au dessus de la brume, le Bromo reste caché aux yeux de ses admirateurs. On devine son emplacement grâce à sa fumée qui s'échappe par dessus les nuages.
Alors que les premiers rayons du soleil colorent son dôme, le Semeru se met à cracher un imposant panache de cendres et de fumée. Pas d'inquiétude, il a l'habitude de le faire toutes les 20/25 minutes.
Je me répète : quel spectacle !
Nous restons de longs moments à contempler ce panorama.
Le Bromo refuse de se montrer ? C'est nous qui allons aller le trouver.
On reprend les 4 x 4, direction la Mer de Sable (nom donné à la vaste et épaisse couche de poussière volcanique située à la base du volcan)
A notre arrivée, le brouillard commence à peine à se dissiper. Pour effectuer l'ascension jusqu'au cratère du mont Bromo, deux solutions : le cheval ou la marche.
On choisit la marche.
L'approche n'est pas trop difficile si ce n'est les 267 marches aménagées mais abruptes qui constituent l'ultime partie pour accéder au bord du cratère. Un dernier effort et nous y sommes.
Le vent a la bonne idée de souffler dans le bon sens, ce qui nous permet de ne rien manquer du tableau.
Et vous savez quoi ?
Il parait que le volcan Kawa Ijen que nous allons découvrir demain est encore plus extraordinaire.
Alors, à demain !
PS : J'entends d'ici les personnes compatissantes et pleines d'attention se demander où en est l'état de "bronchiteux". C'est mieux, merci !
(Toutes les photos de cette sixième journée dans l'album "Indonésie 6ème jour") 10월 21일 Le grand soir 5ème journée : de Jogjakarta à Bromo (30 sept 08)
Pour tout dire, je craignais beaucoup que cette longue journée de transition qui doit nous amener de Jogja au mont Bromo ne soit monotone.
A peine une demi-heure de route et nous voici arrêtés dans un petit marché local, à Klaten plus exactement. Quel plaisir !
noix de coco
Me voilà en forme pour toute la journée, du moins je l'espère, car la climatisation du bus a eu raison de moi. Je compte un peu sur ce transfert pour traiter mon gros rhume et récupérer. Peut-être aurais-je dû faire comme ces quelques femmes rencontrées sur le marché qui, pour soigner un nez pris ou un mal de tête, s'appliquent sur le front ce curieux cataplasme à base de plantes naturelles (gingembre et cardamome notamment) censé améliorer l'état fébrile et faciliter la respiration.
Aujourd'hui, c'est le grand jour pour les Musulmans (90% de la population) mais également pour les autres d'ailleurs. Nous sommes arrivés à la dernière journée de jeûne du ramadan et ce soir, c'est la fête.
Les femmes font leurs dernières emplettes pour le repas de soirée, les gens sont joyeux, souriants, les enfants essaient leurs pétards : une certaine excitation est perceptible dans les rues.
Notre chauffeur, musulman pratiquant, me semble également pressé d'arriver à destination. Sa conduite me paraît plus nerveuse et plus rapide que d'habitude. Sagement, ma femme et moi, nous nous sommes installés au fond du car et, en ce qui me concerne, dossier incliné au maximum, j'entretiens une longue relation avec Morphée.
Nous parvenons à destination en avance sur l'horaire prévu.
Dès la nuit tombée, la fête commence : les gens se rassemblent à l'extérieur et accompagnent les orchestres qui défilent bruyamment dans les artères de la petite cité de Tosari où nous nous trouvons. Les pétards explosent de partout et je crains un peu pour la quiétude de la nuit.
Côté rhume, pas terrible ! Heureusement, demain matin, grasse matinée.
(Toutes les photos de cette cinquième journée dans l'album "Indonésie 5ème jour")
10월 20일 les prix (IG)nobel 2008En parallèle aux prix Nobel et comme chaque année à la même époque, les prix
Ig Nobel (prononcez ignoble) qui récompensent les inventions ou découvertes les plus loufoques de l'année viennent d'être décernés.
Ci-dessous, les récompenses les plus "intéressantes" :
Nutrition
Le prix a été décerné à une équipe italo-anglaise qui a démontré qu'un être humain trouve meilleur goût à une chips lorsque celle-ci craque plus fort sous la dent. Paix Le prix a été décerné à des Suisses qui ont adopté le principe du droit à la dignité pour les plantes vertes. Biologie Le prix a été décerné à des Français de Toulouse qui ont découvert que les puces vivant sur des chiens sautaient plus haut que les puces vivant sur des chats. Médecine Prix décernés à des Américains qui ont démontré que les médicaments placébo les plus chers étaient les plus efficaces. Économie Le prix a été décerné aux Américains également. Ils ont mis en évidence le fait que les clients de boîtes de nuit donnaient plus de pourboire à une danseuse lorsque celle-ci était en période de menstruation. Physique Deux américains ont raflé le prix en démontrant que toute corde agitée un peu fort finira obligatoirement par faire un noeud. Chimie Le prix a été partagé par une équipe Taiwanaise et américaine. L'une a démontré que le Coca-Cola était un très bon spermicide et l'autre a démontré exactement le contraire. Vivement l'année prochaine !
(vous pouvez consulter le palmarès 2007 dans les archives de ce blog, catégorie "humour")
made in IndonésieDans les domaines de l'art et de l'artisanat, la réputation de l'Indonésie n'est plus à faire dans plusieurs spécialités comme la sculpture, le tissage et même l'orfèvrerie. Passons en revue quelques-uns des corps de métier indonésiens dont le renom a largement débordé les frontières du Pays.
La sculpture sur bois : Certainement la forme d'expression la plus répandue, sous l'aspect d'oeuvres d'art et de décoration (statues) mais aussi dans le mobilier de maison. Le bois le plus utilisé est le teck. Les touristes "craquent" nombreux pour les petites sculptures. On a craqué !
La bijouterie : En or ou en argent, les pièces sorties par les joailliers locaux sont remarquables.
Dans une joaillerie
Les marionnettes : notamment les plus célèbres d'entre-elles, les wayang kulit, en cuir (peau de buffle), dont les personnages sont finement découpés et ciselés.
Ces marionnettes sont utilisées pour le théâtre d'ombre qui consiste à projeter sur un écran les silhouettes des wayang kulit animées par un montreur. Etonnant.
Le tissage : Parmi les différentes techniques de tissage utilisées dans le pays, une des plus connues et des plus célèbres est la technique du batik qui consiste à créer un motif sur un tissu en appliquant de la cire ou de la pâte de riz, substances résistant à la teinture.
impression du tissu Application de la cire avec un canting
Résultat final
Autres activités dans lesquelles les Indonésiens excellent, celles de la poterie, la vannerie et la peinture.
Comment voulez-vous résister à toutes ces tentations quand vous êtes là-bas ?
10월 17일 D'autres trésors 4ème journée : autour de Jogjakarta (29 sept 08)
La visite "culturelle" commencée hier autour de Jogjakarta se poursuit.
Premier arrêt à l'extraordinaire ensemble de Prambanan, édifié au IXème siècle, et consacré essentiellement à Shiva la déesse hindou. Les temples, imposants et richement décorés sont des meveilles. Les sculptures qui entourent le principal édifice racontent un épisode du Ramayana, grande épopée de l'Inde ancienne.
Hélas, le site a beaucoup souffert du Gempa (séisme) du 26 mai 2006 et pour des raisons de sécurité, certains temples ne sont plus accessibles. Heureusement, les travaux de restauration sont en cours.
26 mai 2006 restauration en cours
Nous accélérons un peu l'allure car nous avons rendez-vous maintenant avec Hamengkubuwono X, sultan de Jogjakarta.
C'est vrai, j'exagère un peu. Si nous allons bien au palais (kraton) où il demeure, nous ne sommes pas attendus. Le kraton est ouvert au public et se visite accompagné d'un guide mais ne comprend pas la partie occupée par ce Haut Personnage.
Portrait de Hamengkubuwono X
Le kraton est une ville dans la ville, sa construction commença en 1755. Son architecture et ses décorations forment un ensemble des plus harmonieux.
A noter que toutes les personnes travaillant dans la résidence sont habillées en tenue traditionnelle fort jolie.
On aurait bien pris un cyclo-pousse pour se rendre au Taman Sari (château d'eau) mais celui-ci n'était pas disponible...
Je blague bien sûr et de toutes façons je n'aurais pour rien au monde manqué la traversée du marché aux oiseaux qui relie le kraton au château d'eau. Beaucoup plus rustique et exigu que celui de Hong-Kong par exemple (voir archives de ce blog), le Pasar Ngasem (c'est son nom) est un régal à parcourir.
D'ailleurs, on n'y trouve pas que des oiseaux, la preuve...
Par contre, la nourriture proposée pour les volatiles ressemble beaucoup à celle vendue pour les volatiles chinois (asticots-grillons vivants-etc.) sauf pour un mets dont ces petites bêtes raffolent et que je n'ai pas vu à Hong-Kong : le riz en décomposition avancée agrémenté de fourmis rouges (vivantes évidemment).
Vendu en sachet de 50 gr, pas cher...
Le Taman Sari ou château d'eau ou Jardin des parfums (nettement plus poétique comme nom) était un splendide parc comprenant des palais, des bassins et des canaux destinés au sultan. Construit au milieu du XVIIIème siècle, la légende dit que son architecte portugais fut exécuté après sa construction afin qu'il ne révèle pas le secret de ses chambres de ... plaisir.
Une visite un peu rapide du site faute de temps. Dommage !
Visite un peu rapide en effet, car ce soir, nous " on va au pestacle, la la lère ! " et il ne faut pas être en retard.
Au programme, danse traditionnelle javanaise sur le thème de Ramayana. A l'origine, cette danse durait plus de sept heures (!), elle fut ramenée à une heure trente environ (ouf !), ... y compris pour les Javanais.
On n'aime ou on n'aime pas.
Moi, personnellement, rien que de revoir les photos, une envie irrésistible de bailler me reprend...
(Toutes les photos de cette quatrième journée dans l'album "Indonésie 4ème jour")
10월 16일 Premiers vestiges 3ème journée : de Baturaden à Jogjakarta (28 sept 08)
A une quarantaine de kilomètres au Nord de Jogjakarta (ou Yogyakarta mais dites plutôt Jogja commes les locaux) : Borabudur.
Nous y sommes en tout début d'après-midi. Pas mécontents d'abandonner un peu notre bus qui nous aura permis de découvrir de belles choses le long de la route mais qui est quand même beaucoup moins rapide que le train.
Le plus large stupa bouddhiste au monde (118 m sur 118 m) est le site touristique le plus populaire d'Indonésie, pour preuve les innombrables camelots qui se trouvent à l'entrée. Les commerçants ne sont pas trop "agressifs" malgré tout, surtout si l'on compare à d'autres endroits.
Ce sanctuaire fut érigé entre 750 et 850 et nécessita l'apport de 60 000 m3 de pierre. Abandonné peu après son achèvement, il fut redécouvert en 1815, sa restauration par les Hollandais commenca au début du XXème siècle, mais c'est surtout entre 1973 et 1983 qu'il fut réellement sauvé de la ruine grâce à des travaux qui devaient coûter 25 millions de dollars US.
Le site est certes imposant, les bas-reliefs qui l'habillent sont remarquables mais malgré l'effort financier très important qui y a été consacré, le temple de Borobudur laisse un goût d'inachevé et donc un peu de déception.
A quelques centaines de mètres à l'Est de ce lieu, un petit temple retient l'attention : le candi Mendut.
Ce sanctuaire abrite la statue d'un Bouddha d'une remarquable conservation et qui a la particularité d'être représenté non pas assis dans la position du lotus comme à l'habitude mais à l'occidentale, les pieds posés au sol.
Jogja nous accueille pour deux soirs.
(Toutes les photos de cette troisième journée dans l'album "Indonésie 3ème jour")
10월 15일 La culture du riz de A à Z ... en imagesArrêtons-nous un instant sur la culture du riz.
Le riz, aliment fondamental pour de nombreuses populations d'Asie ou d'Afrique, est la céréale la plus consommée dans le monde après le blé.
Dans beaucoup de pays, le riz c'est la vie.
La culture du riz nécessite des conditions bien spécifiques de chaleur et d'humidité. Ces conditions et la configuration du terrain des rizières font qu'il est souvent très difficile de "mécaniser" les outils de labour, de repiquage et enfin de récolte. Dans beaucoup d'endroits de production, c'est l'homme qui continue à effectuer toutes ces tâches avec des instruments sommaires ce qui rend cette activité particulièrement ardue et pénible.
Je vous propose de retrouver ci-dessous les différentes étapes de cette culture si particulière.
Dans la rizière,
une petite parcelle de terrain est réservée au semi qui sera replanté ultérieurement.
Après que la terre soit bien retournée et aplanie
le repiquage peut commencer.
Pendant les 3-4 mois de développement des plants (certaines espèces donnent jusqu'à 3 récoltes/an), le cultivateur apporte quelques soins complémentaires (comme l'ajout d'engrais par exemple)
et lorsque le riz arrive à maturité
la récolte peut commencer
puis le battage, souvent effectué sur place.
Vraiment beaucoup d'efforts et de travail pour pouvoir déguster ensuite cette céréale que l'on peut accomoder de tant de façons différentes.
Bon appétit !
10월 14일 La grande migration 2ème journée : de Bandung à Baturaden (27 sept 08) Hélas donc, le train ne sifflera pas trois fois pour nous aujourd'hui, ni même une seule fois d'ailleurs puisque nous le laissons partir sans nous de Bandung (voir mon billet du 23/09).
Il n'y a pas que les trains qui soient surchargés, les routes également et nous allons nous en rendre compte rapidement.
L' Idul Fitri , jour marquant la fin du ramadan, approche (le 30 septembre). Il donne l'occasion aux Indonésiens de prendre quelques jours de congés et de se regrouper en famille (souvent dans les campagnes) pour faire la fête. Et ce samedi, c'est la grande migration, style 31 juillet en France.
Les grands axes qui sortent des villes sont engorgés et le spectacle est sur et au bord de la route. Nous sommes aux premières loges puisque... dans les bouchons. Les habitants qui vivent le long de ces itinéraires ont sorti leurs chaises et regardent défiler les véhicules toute la journée. Les enfants, heureux du spectacle, agitent les mains vers les voitures dans de grands bonjours. Ca me fait penser au Tour de France sauf que là, dans notre bus, c'est nous les acteurs et que, même au sommet de Galibier, les cyclistes vont beaucoup plus vite que nous. Des adolescents se font quelques pièces en proposant des boissons fraîches aux malheureux automobilistes coincés.
La télévision est sur place et a planté micros et caméras sur le bord de la chaussée, à l'endroit le plus périlleux en temps normal : descente étroite, en forte déclivité et très serpentante. Il parait que c'est le "point noir" du pays en matière d'accidents. Etant donné qu'aujourd'hui la file de voitures circule au pas, pare-chocs contre pare-chocs, aucune chance pour elle de rapporter des images à sensation.
Les policiers sont omniprésents, un peu dépassés par les évènements. A raison d'un préposé tous les 100/150m, ils agitent frénétiquement les bras pour faire activer le flot d'automobiles mais, à moins de monter sur la voiture qui précède, je ne vois pas ce que peut faire un conducteur pour avancer plus vite.
Le clou du spectacle reste quand même les motos. On a le temps de les observer. Des familles entières partent sur un seul de ces engins : couple seul, ça va, avec un enfant, bon...
...avec deux enfants, ça commence à être limite du point de vue sécurité mais que dire de ces motos avec parents et trois enfants ou même avec nouveau-né ! J'ai pu voir cet équipage incroyable : assis devant le conducteur, à cheval sur le réservoir de carburant, deux gamins de 5/7 ans. Derrière le pilote, la maman tenant d'une main son mari à la taille et de l'autre un nourrisson âgé de quelques jours seulement, emmitouflé dans une couverture et "calé" entre sa mère et le dos de son père. Incroyable !
Bien entendu, aucune protection vestimentaire particulière pour toutes ces personnes en cas de chute et bien souvent aucun casque. Si le port du casque semble être très observé dans les villes, plus on s'éloigne de celles-ci et plus cet accessoire est ignoré pour devenir inexistant dans les campagnes.
Le spectacle extérieur nous aide à passer le temps dans le bus. La journée va être longue.
Notre allure s'accélère nettement lorsque nous nous écartons de la "RN7" locale pour nous enfoncer dans la campagne. Le paysage de rizières en terrasses dans lesquelles s'activent les paysans est toujours sublime. Le soleil qui joue à cache-cache avec les nuages donne aux cultures des couleurs magnifiques. J'ignorais qu'il puisse exister autant de nuances différentes dans la couleur verte.
Sublime je vous dis.
Kambue Naga, village blotti au creux d'une petite vallée, se rejoint à pied par un chemin en escalier assez raide, aménagé à flanc de coteau.
Certes, il reçoit régulièrement quelques touristes, mais ce village est resté authentique et illustre bien la vie très rude des paysans locaux, centrée sur la culture du riz. Toutes les maisons sont à l'identique pour effacer les différences extérieures entre les plus riches et les moins riches. Construites en bois, serrées les unes contre les autres, elles sont reliées entre elles par d'étroites ruelles.
Nous nous mêlons aux habitants qui nous accueillent avec sourire et chaleur.
Kambue Naga
Nous sommes dans une des rares régions javanaises (du monde ?) où se pratique un jeu insolite mais qui passionne la population locale : le combat de béliers. Quelques champions appartenant au village se reposent dans d'étroites cages en bois. Insolite.
Le village est animé : ici une femme pile le manioc, là des enfants jouent à un jeu de société, plus loin, sur la grande place, plusieurs mamans sont regroupées et discutent ensemble tout en gardant un oeil sur leur progéniture tandis que des hommes rentrent de la rizière.
La route est encore longue. Pour éviter les embouteillages (on a assez donné aujourd'hui) notre chauffeur emprunte des routes secondaires mais il n'empêche, la nuit est tombée depuis longtemps lorsque nous arrivons enfin à Baturaden, cité touristique nichée sur les premiers contreforts du mont Slamet, volcan qui culmine à 3 432 m.
(Toutes les photos de cette seconde journée dans l'album "Indonésie 2ème jour")
10월 12일 Un démarrage plutôt lent... 1ère journée : de Jakarta à Bandung (26 sept 08)
Après un long vol (16h avec escales), après une nuit sans sommeil (ou presque) à bord de l'avion, avec un décalage horaire assez conséquent (+ 5 heures), le premier jour de circuit d'un périple à l'étranger est souvent difficile. Pas cette fois ! Une arrivée en fin d'après-midi hier et un départ en bus aujourd'hui en début de matinée nous ont permis de bénéficier d'une nuit réparatrice complète. C'est la grande forme pour attaquer la traversée de Java d'Ouest en Est.
le drapeau indonésien
Jakarta, capitale de la République d'Indonésie, compte 12 millions d'habitants et s'étend sur 75 km à son endroit le plus large. Nous n'avons malheureusement pas le temps de découvrir cette métropole en détail, notamment la vieille ville, nous devons nous contenter d'un petit tour avec notre car, histoire de visualiser quelques sites principaux. Regrets.
Jakarta : National Monument
Ce premier contact se fait dans les bouchons, rien à envier à Paris. Première découverte : le moyen de transport le plus utilisé est la moto. Il y en a beaucoup plus que de voitures et pourtant l'engorgement est total dans les rues avec en prime de nombreux travaux qui n'arrangent rien. La pollution va de paire avec ce trafic. Les autorités qui tentent de remédier à cette situation ont pris une initiative intéressante pour diminuer les embouteillages : sur certains axes de la ville particulièrement fréquentés, il y a obligation d'être au moins à trois personnes par automobile et les contrôles sont fréquents. Cette règle a amené une pratique assez étonnante : des auto-stoppeurs, très nombreux en bordure de route, hèlent les automobilistes contrevenants et proposent de se faire transporter pour éviter le PV au conducteur. Astucieux, tout le monde y trouve son compte, pas de verbalisation d'un côté et transport gratuit de l'autre.
Quant à l'efficacité de la mesure sur la circulation ? Pas très visible à ce qu'on peut en voir ou alors, qu'est-ce que ce serait sans elle !
"station service" pour motos
Direction Bogor par le sud.
Bien que toujours chargée, la circulation devient plus fluide dès que nous quittons la capitale.
Bogor (800 000 h) est réputée notamment pour son immense jardin botanique (Kebun Raya) de 80 hectares qui abrite 15 000 espèces d'arbres et de plantes ainsi qu'une serre aux orchidées. On y va. C'est effectivement joli et agréable à cheminer : bassins d'eau avec lotus, arbres géants, grandes pelouses agréablement aménagées, fleurs nombreuses et variées.
Kebun Raya : vue la grenouille !
Kebun Raya
ancien palais présidentiel
Kebun Raya
Kebun Raya
Nous poursuivons.
La route s'élève rapidement sur les premiers contreforts du mont Pangrango (3 019 m). Le flanc de ce volcan est recouvert en grande partie par des plantations de thé. J'avoue que j'ignorais jusqu'à aujourd'hui la production de cette plante à Java. Il faudra que je vérifie si notre torréfacteur et marchand de thé préféré à Paris propose le cru du coin
champs de thé
En descendant sur Bandung, les premières rizières apparaissent, toujours spectaculaires d'autant que certaines sont disposées en terrasses à flanc de colline. Selon les espèces de riz cultivées, il peut y avoir jusqu'à trois récoltes annuelles.
Après quelques arrêts photos, nous entrons à Bandung la quatrième métropole du pays, notre ville étape de ce jour. La circulation est complètement bloquée dans certaines artères de la ville du fait des camelots qui occupent les trottoirs obligeant ainsi les piétons à emprunter le macadam des rues déjà fortement encombrées par la circulation de fin de journée. Visuellement, la pollution est impressionnante ici aussi et comme il fait plus de 30°C et que le temps est lourd, presqu'orageux, nous avons la désagréable sensation que cette pollution nous colle à la peau. Non, ce n'est pas le seul soleil qui est à l'origine de ce "bronzage" qui apparaît sur notre épiderme.
(Toutes les photos de cette première journée dans l'album "Indonésie 1er jour")
10월 10일 ça devrait être interdit...Souvent j'ai remarqué, qu'à la fin d'une période de vacances, les gens sont contents de rentrer chez eux, de retrouver leur petit chez-soi, de reprendre le train-train quotidien de la vie courante.
Ce n'est pas mon cas !
En ce qui me concerne, je serais partisan d'interdire purement et simplement le retour de vacances. Na ! (Gros soupir)
Bon, il faut se faire une raison, me voilà de retour en France après quinze jours de dépaysement et de découvertes aussi intéressantes que magiques. Si mon corps est rentré, ma tête est encore là-bas, en Indonésie. Heureusement, le plaisir va durer encore quelques temps avec le tri et le classement des photos rapportées (près de 700), la mise au net des différentes notes rédigées au fur et à mesure des jours passés dans ce merveilleux pays et avec le partage avec la famille et les amis (donc avec vous) des souvenirs de ce voyage.
En attendant que je mette un peu d'ordre dans mon carnet de route, je vous propose un petit aperçu photographique de ce que j'ai pu voir pendant ce périple, histoire de vous donner envie de découvrir la suite.
Je fais au plus vite.
rizières en terrasses
volcan Semeru (Java)
bâteau de pêcheur
dans une rizière
danse traditionnelle
sur le marché
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